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“... La patria de un alma elevada es el universo”. Demócrito 
AÑO IV - WASHINGTON DC., ESTADOS UNIDOS  -

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Üzeyir Lokman Çayci

“LA CIUDAD QUE VIVE EN USTEDES” (español)
“LA VILLE QUI EST EN VOUS” (francés)
“IÇINIZDEKISEHIR” (turco)
“DIE STADT IN EUCH” (alemán)
“THE CITY WHICH IS INSIDE YOU” (inglés)


     Por Üzeyir Lokman Çayci*

LA VILLE QUI EST EN VOUS

Vous vivez dans la ville en vous que vous avez achetée par un marchandage silencieux.
Vous n’avez pas encore pu apurer vos dettes.
Sous vos paupières noircissant vous essayez de ressentir certaines choses.
Sans vous rendre compte de votre éloignement de vous-même, vous partez loin en utilisant vos cordes de pensée tel un télésiège.
Vos avez le frisson au fur et à mesure que vous touchez d’innombrables éléments. Dans vos cris au moment où vous ressentez des secousses dues aux échos de vos paroles qui dépassent la portée de votre pensée, vous faites fuir les oiseaux devant vous. Lors de vos respirations, vos roses se fanent. Lors de vos moments de folie, vos cristaux tombent de vos toitures.
Au fur et à mesure que votre champ de pensée se rétrécit, votre ville grandit. Vous vous fatiguez à force de courir dans les rues et les avenues.
Au fur et à mesure que les lumières de vos machines de tension tombent sur vos nuits, vos êtres humains se robotisent.
Vos crapauds de vos eaux sales font peur même aux crocodiles.
Votre voyage intérieur vous fait vieillir.
Vos cris internes s’amplifient.
Vous produisez des difficultés à quarante pattes.
Les cellules auxiliaires de vos laboratoires ne vous donnent pas l’occasion de vivre des moments agréables.
Pendant que l’indicateur de la peur en vous vous lâche de haut en bas, vous n’avez même pas la possibilité de parler. A chaque mouvement d’horloge, les saisons s’arrachent de votre cœur…
Votre solitude n’arrête pas de traverser votre esprit.

Üzeyir Lokman ÇAYCI
Mantes la Ville - 22.09.2002
Traduit par Yakup YURT
Bruxelles, le 23.09.2002

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texto en turco

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.........................................................

DIE STADT IN EUCH

Ihr lebt in einer Stadt, die in euch selber ist und die ihr
von einem
stillen Händler gekauft habt.
Ihr habt eure Schulden noch nicht beglichen.
Unter euren düsteren Augenlidern versucht ihr etwas zu empfinden.
Ohne euch bewusst zu werden, wie weit ihr euch schon von
euch selbst
entfernt habt, geht ihr weiter, in dem ihr eure
Gedankenseile wie einen
Sessellift benutzt.
Ihr habt ein Frösteln, je nach dem welche unzähligen
Elemente ihr berührt.
Mit euren Schreien, die ihr im Moment einer empfundenen
Erschütterung
ausstösst, wenn das Echo eurer Worte die Gedankenpforte
verlässt,
verscheucht ihr alle Vögel um euch herum. Denn so verderben
eure Rosen
angesichts eurer Überlegungen. Und wegen euren verrückten
Momenten, fallen
eure Kristalle von euren Überdachungen.
Je nach dem wie euer Gedankenfeld enger wird, wächst eure
innere
Stadt. Ihr werdet müde, weil ihr durch die inneren Strassen
und Gassen
rennt.
Je nach dem wie das Licht eurer Anspannungsmaschine auf
eure Nächte fällt,
wird euer menschliches Sein zum Roboter.
Die Kröten eurer schmutzigen Gewässer machen selbst den
Krokodilen Angst.
Eure innere Reise lässt euch altern.
Eure inneren Schreie steigern sich.
Ihr produziert Schwierigkeiten auf allen Vieren.
Die Helferzellen eurer Laboratorien geben euch keine
Gelegenheit mehr, angenehme
Momente zu erleben.
Während der Zeiger eurer inneren Angst von unten bis oben
versagt,
habt ihr gar keine Möglichkeit mehr euch zu äussern. Mit
jeder Bewegung der
Uhr, reissen sich die Jahreszeiten von eurem Herz.
Eure Einsamkeit hört nicht auf, euren Geist zu durchqueren.

Üzeyir Lokman ÇAYCI
Mantes la Ville - 22.09.2002
Von übersetzt seiend : Monika SCHUDEL

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THE CITY WHICH IS INSIDE YOU

You live in your own inner city, which you bought in a
silent auction.
You were again unable to cancel your debts.
Under your blackening eyelids you try to feel certain
things.
Without noticing your withdrawal from self, you leave for
distant parts
by using your ropes of thought like a ski-lift.
Your shudders increase as you touch the numberless elements.
In your screams at the moment when you feel the jolts
from the echoes
of your words crossing the threshold of your thought,
you send birds fleeing before you. As you breathe, your
roses wither.
In your moments of madness, crystals fall from your roof.
As your field of thought shrinks, your city expands. You
exhaust yourself
from running down the streets and avenues.
As the lamps of your voltage machines alight upon your
nights,
your humans robotize themselves.
The toads in your dirty waters frighten even the crocodiles.
Your inner journey makes you grow older.
Your internal cries amplify themselves.
You manifest difficulties with forty paws.
The auxiliary cells of your laboratories do not give you
the opportunity to live any pleasurable moments.
While the fear indicator inside you slackens you through
and through, you
have not
even the possibility of speaking. With each movement of
the clock,
the seasons rip themselves out of your heart.
Your solitude traverses your spirit without cease.

by Üzeyir Lokman ÇAYCI
Mantes la Ville - 22.09.2002
Traduit par by Yakup YURT en français
French free verse translated into English free verse
by F.J. Bergmann - 16.02.2003

.........................................................

La ciudad que vive en ustedes

Ustedes viven en la ciudad
que compraron en una subasta silenciosa.
Nuevamente fueron incapaces
de pagar sus deudas.
Bajo sus pupilas ennegrecidas,
ensayan sentir ciertas cosas.
Sin darse cuenta de su propio distanciamiento,
parten lejos,
utilizando sus cuerdas de pensamiento
como un teleférico.
Su temblor aumenta
cuando tocan los incontables elementos.
Con sus gritos,
ponen en fuga a los pájaros,
cuando sienten las sacudidas dadas
por el eco de palabras que superan su pensamiento.
Con sus respiraciones,
las rosas se marchitan.
En los momentos de locura,
los cristales caen de sus tejados.
Cuando su radio de pensamiento se encoge,
su ciudad crece.
De tanto correr calles y avenidas,
ustedes se han fatigado.
Mientras las luces de tantas máquinas de tensión
invaden las noches,
sus seres humanos se robotizan.
En las aguas negras,
los sapos tienen miedo a los cocodrilos.
Su viaje interior los ha envejecido.
Sus alaridos interiores se amplifican.
Ustedes producen dificultades a cuarenta manos.
Las celdas auxiliares de sus laboratorios
niegan cualquier momento placentero.
Mientras sube y baja el indicador del miedo,
no tienen la posibilidad de hablar.
A cada movimiento del reloj,
las estaciones se separan de su corazón
y la soledad no deja de atravesar su espíritu.

Üzeyir Lokman ÇAYCI
Poemas traducidos al español, del francés e inglés,
por Mercedes Ortega González-Rubio y Manuel Guillermo Ortega (Guillermo Tedio)

   arribaseparador

*Üzeyir Lokman ÇAYCI est né en Turquie, à Bor, sous-préfecture réputée pour ses verdures. Il a terminé ses études primaires et secondaires dans cette petite ville. Ensuite, il a réussi en même temps le concours national d'admission à l'université et à l'Ecole Supérieure des Arts Industriels Appliqués de l'Académie des Beaux-Arts de l'Etat dont il est sorti en 1975, avec le diplôme d'architecte intérieure et de concepteur industriel. Ses travaux pleins d'originalité n'ont pas tardé à attirer l'attention des connaisseurs. Ensuite il a été admis aux expositions et ses œuvres ont été publiées dans les revues spécialisées. A sa sortie d'école, il a commencé à travailler au Département de R&D aux Fonderies appartenant au fameux Koç Holding, groupe industriel turc, où il a excellé dans les travaux de design. Ses conceptions pour les boutons de fours se sont concrétisées en production industrielle.
Durant son service militaire, effectué avec le grade de sous-lieutenant, en collaboration avec des amis, il a contribué au sauvegarde de diverses œuvres historiques (statues, reliefs, etc…), exposées ensuite au Musée Marin de Besiktas.
Les poèmes et les nouvelles, écrits dès l'âge de 14 ans, ont été publiés dans divers revues et journaux, tant nationaux qu'anatoliens. La presse, les revues et les anthologies ont réservé un bel accueil à ses créations. L'intérêt qu'Ümit Yasar OGUZCAN, poète turc de grande renommée, a témoigné à son égard lui a permis d'accéder à des plates-formes importantes. A Esir Kulüp de Beyoglu à Istanbul, regroupant de grands poètes chevronnés du pays, il a récité durant des années ses poèmes dans l'ambiance musicale des soirées de poésie.
Il a créé une archive des lettres envoyées par des milliers d'amateurs de poésie. Les travaux de traduction de ses poèmes en français, en anglais et en allemand sont en cours.
Üzeyir Lokman ÇAYCI a publié son recueil de poésie "L'Arrêt des Soirs" en 1975 et une biographie en 1989 en langue turque. Dans les mois à venir "Tu n'es pas coupable, ami" (poèmes), "Le monde turc à l'étranger"(recherche), "On m'a arraché mon fils de mes mains" (roman) et "La Turquie en Europe" (recherche) seront présentés à l'appréciation des bibliophiles.
Les jolis poèmes traduits en français par Yakup YURT, valeureux traducteur, interprète, amoureux des arts et écrivain vivant à Bruxelles, suscitent pas mal d'intérêt dans la presse française et auprès d'organismes compétents. Actuellement, fort du soutien de Yakup YURT, connu pour sa modestie et sa compétence, Üzeyir Lokman ÇAYCI poursuit ses travaux en France.
Il s'est marié avec Neziha en 1995. A la suite de plusieurs stages, il travaille depuis 1991 à l'AFPA (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes).


Les concours :

¤ France “Les Amis de Thalie Dessin” prix de dessin (1999)
¤ France “Les Amis de Thalie Dessin” prix de dessin (1999)
¤ « Recueil des Présélectionnés du Concours du Recueil Poétique 1999 des Amis de Thalie » poésie : « N’oubli pas »
¤ France Par “Les Poétes de l’Amitié” et « Médaille de la Poésie Contemporaine Française » Poésie : « donner forme aux lendemain » « Poète du Mois Novembre 2000) (08.12.2000)
¤ France Concours Rencontres l’ Île des Poètes - Bosco Tatsuya Hirata Dessin 1 er prix (2000).
¤ France Association Terpsichore Poésie : “un monde plein à craquer”“ Terpsichore concours de poésie.(Diplôme)
¤ France “La forêt des mille poètes Vesdun “Grand Prix Athanor de Poésie” 1er prix.
(27.05.2001). Avec son nom a été planté un arbre(2001).
¤ France Concours de l’Île des Poètes – Rencontres “2001 prix de photographie” ( 27.11.2001).
¤ Turquie - TRT INT Prix de Texte (Télévision National de la Turquie) (21.12. 2001)
¤ France Prix de Poésie Georges Riguet poésie : « LE CUL-DE-SAC DE LA ROSE » (15.12.2001) .
¤ Concours poésie de NPS Hollande (Radio) - Prix de poésie.
¤ France Concours de l’Île des Poètes – Rencontre « 2002 prix de phographie (02.02.2003)
.¤ Romanya AIUD ONLINE - Sud Alba Aout 2003 dessins - 1er prix
¤ Amerique (USA)  University of South Florida  The International Foreign Language Honor Society “ OHI SIGMA IOTA “CERTIFICATE OF SERVICE”
¤ Turquie - TRT INT Prix de Texte (Radio National de la Turquie) (29.10.2003)¤ France Concours de l’Île des Poètes – Rencontres “2003 prix de photographie” ( 27.02.2004).

Selam ve sevgilerimle,
Bien amicalement à vous,

Üzeyir Lokman ÇAYCI
55, rue Louise Michel
78711 Mantes la Ville
FRANCE

http://cemile.boran.sitemynet.com/uzeyirlokmancayci/index.htm
http://litacor.monsite.wanadoo.fr
http://art.prevoir.monsite.wanadoo.fr
http://lale.bedia.sitemynet.com/DUNYA/index.htm

 

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Eugenia Echeverría

  La papa viajera

 

 

    Por Eugenia Echeverría*


¿Qué sería de Irlanda, Alemania, Polonia, Rusia, Escocia, Inglaterra, Bélgica  y  Escandinavia sin papas?

¿Puede usted imaginarse  a un alemán  comiendo sus perniles con mostaza y chucrut, pero sin papas?

En el siglo XVI  unas  cuantas variedades de  la papa andina se embarcaron hacia  Europa, y  los agricultores europeos no necesitaron mucho esfuerzo para dar con  la variedad acorde con sus necesidades, como si el viaje mítico de Mama Ocllo y Manco Capac- que partieron desde el Lago Titicaca para instruir  a la gente de los Andes  las virtudes de la solanácea,- extendiera su enseñanza a todos los campesinos  del mundo.

La papa viajó desde Perú a España en 1535, en los mismos barcos que trasportaban el oro y la plata del territorio recién conquistado por los Pizarro. Desde el primer día supo cual era su función:  paliar las hambrunas terribles que padecían los países europeos acostumbrados a  sembrar  trigo,  cereal demasiado sensible a las variaciones de clima, a las sequías y las nevadas.Además, el trigo  requería  mano de obra, que escaseaba en tiempos de guerra, y las guerras no cesaban en el continente europeo.

España la sumó a sus pucheros, tortillas, y a la olla, la divina olla : se entendió a la perfección con los garbanzos y los embutidos en ese guisado sustancioso  llamado olla podrida cuando la integraban todos los ingredientes disponibles en la casa de un poderido, de un poderoso.

Por  errores o  comodidades , España la llamó patata, ¡que hacerle! la confundieron  con la batata del Caribe. Ya sabemos que el mismo  Colón navegó en un mar de confusiones.

Antes del milagro de la papa, los largos inviernos privaban a los hispanos del aporte nutritivo de las verduras frescas ;  ella les  ofreció una generosa  fuente de vitamina C . Ya aclimatada, con cosechas constantes y adoptada  por los desposeídos, la despacharon  hacia Holanda : acostumbrada como estaba a los fríos  y  húmedos climas del altiplano, se sintió  como en  casa. Los holandeses le incorporaron lácteos,en forma de cremas y de quesos,y la llevaron al horno, para no hablar de cientos de modalidades de usos culinarios que la gente de todas las clases sociales le fueron encontrando.

Las aduanas raramente registran el ingreso de plantas , por lo  que se  ignora la fecha de su ingreso  a las granjas y las mesas del resto de Europa.Pero esos registro oficiales  no hacen falta cuando, con un poco de imaginación, recurrimos a la  leyenda . Sí, y una leyenda  atribuye a Sir Walter  Raleigh la introducción  de la papa enIrlanda.El caballero de Isabel I, el que llevó el tabaco de América y enseñó a fumar a toda  Inglaterra, fue el primero en presentarles la papa y cambiar para siempre los modos de su cocina.

Aparte de las hazañas de Sir Walter, hay otro relato  que complace  enormemente  a los ingleses : retrocede en el tiempo y  atri buye la introducción de la papa al corsario Francis Drake, que saqueó toda ciudad  del Caribe o del Pacífico que se puso a su alcance , dio la vuelta al mundo y nos abrió el  famoso paso de Drake.

Gran navegante

En sus periplos por los mares del sur, eligió una sencilla, entierrada y rugosa papa el obsequio perfecto para la  socia capitalista de   todas sus malandronadas,  la reina Isabel I.

Sir Francis Drake escribió un libro: “The World  Encompassed “y murió en el mar, como le correspondía

En  la memoria viva  de los caribeños, Drake será siempre un saqueador que se divertía colgando frailes en la horca ,pero en  Alemania es otra cosa: lo reverencian tanto, que  los niños de Offemburg le  levantaron una estatua con esta inscripción :”A  Sir Francis Drake,que introdujo la papa. 1586”.

Las cocineras  británicas, mujeres prácticas, no respetaron  tanto navegar ni tanta letra impresa, simplemente agarraron las papas  y las hicieron puré ,  o las cortaron en trozos, las frieron y  las  acompañaron de pescado también frito para meterlas  en un plato llamado fish and chips.

Además  tienen su joint de buey o carnero con papas hervidas.

Hay una sopa inglesa de papas: pide un kilo de papas, puerros, aceite, sal, pimienta, un huevo.

Va sencilla : Pele las papas,lave los puerros,salteélos en el aceite  y agregue litro y medio de agua caliente, las papas cortadas en dados, sal y pimienta y deje hervir. Cuando  estén cocidas las papas y se apreste  a servir, reviente el huevo en el fondo de la sopera.

Sin duda,  los dos ilustres viajeros, Francis y Walter,  debieron lamerse los bigotes saboreando esta sopa, donde  es reina y señora la solanácea  que trasladaron en sus faltriqueras  y que ha salvado  a generaciones de  ingleses de hambrunas causadas por las guerras y las malas políticas agrarias.

A Rusia llegó atrasada, quizás en 1840. Según las crónicas de la agricultura viajera, permaneció demasiado tiempo en los Jardines botánicos, que apreciaron sus flores, blancas, rosadas, violetas, muy gratas a la vista,  antes de determinar  que  las  grandes virtudes de la recién llegada  yacían bajo tierra. Cuando esto finalmente ocurrió,se la apropiaron, agregándole lácteos, quesos, huevos. O solita, hervida o asada al rescoldo.

En nuestros días, la papa se cultiva en 130 de los 167 países del mundo. La cosecha anual a precios de consumidor vale 106 mil millones de dólares, más que todo el oro y la plata que los conquistadores europeos acarrearon desde el Nuevo Mundo.

Es decir, que la papa ha sentado sus reales, a diferencia de la plata y el oro, que se dilapidaron. Tiende un puente fraterno entre las cocineras  de Europa y la América Andina, y nos unifica con sus dones alimentarios.

300 millones de toneladas de papas  se producen y comercializan en el mundo en un año.

En Norteamérica, la papa gigante de Idaho gana todos los concursos agrícolas.

Le siguen diciendo patata.

Para la gente del sur, el poeta Neruda le devuelve la honra:
                  “Papa te llamas,papa y no patata.
                    No naciste con barba,no eres castellana
                   Eres obscura como nuestra piel       
                   Somos americanos,papa,somos indios.”

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*Eugenia Echeverría es escritora, cuentista, poeta, Investigadora y Periodista cultural. Nació en Yungay,Ñuble, Chile, el 6 de Octubre de l943.Se ha dedicado a la gestión cultural y a la docencia.Dirige talleres literarios.Ha viajado extensamente por América Latina y el Caribe. Residió en Argentina, Perú, Colombia, República Dominicana y USA. Vivió en México durante 26 años. Entre 1966 y 1968 realizó estudios de Periodismo en la Universidad de Chile. Obtuvo un Degree en Historia del Arte en la Universidad de Georgetown.Washington D.C.-USA. Posee certificados de diversos diplomados en Arte  y Literatura Latinoamericana.Es miembro activo de la Sociedad de Escritores de Chile ( SECH), y del Centro de Estudios Sociales de América Latina , Area de la Mujer,CESLA. Entre sus libros de Cuentos se destacan ”Las Cosas por su Nombre “ Editorial Zigzag,1968;”Cambio de Palabras”1972; “Como si mi corazón tuviera una ventana rota”,1984 “Un Color Amarillo Intenso”.Bravo y Allende Editores,2002.Son numerosos sus libros de poesía, entre los cuales figuran”La Infinita “Editorial  Katún,México, 1983 ; “Sangre en el Ojo”,Editorial Sin fronteras, Santiago, 1986”; “Hermosas Niñas de Tepoztlán” Inah,México, 1996 ; “Galanario”, Editorial  Bravo y Allende, 2003.Tanto sus cuentos como su poesía figuran en destacadas antologías en Chile y en el extranjero. Su obra fue traducida al  inglés y alemán.Como periodista  ha colaborado en diversas revistas y diarios, entre los que se señalan ” La Jornada “ ,y “Uno más Uno” de México D.F. y “El Universal “ de Cuernavaca,Morelos,México.En Chile ha sido columnista de “LA Nación “  “La Tercera “ y de la revista “Rocinante”. Colabora en la revista de poesía mexicana “Alforja “y  en la revista bimensual chilena   “Proa.”
Se ha dedicado  al estudio de las culturas populares.Después de publicar   numerosos artículos sobre Tepoztlán,un pueblo de México, el Instituto de Culturas Populares edita  en 1996 “¡Tepoztlán, que viva la fiesta!”
Actualmente prepara un estudio sobre la  historia y modalidades  de la alimentación popular andina. “7.000 años del maíz y la papa : La mesa prodigiosa “. Ha obtenido Premios y Becas. Entre otras, Beca PACMYC para Estudios Populares,México,1994; Beca Mishkina para Escritoras  Latinas de la Universidad de Cronwell,USA, 1992 ; Beca para  Escritores del Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Ministerio de Educación ,Santiago,2001.Ha recibido numerosas invitaciones a Encuentros y Congresos de Escritores celebrados en diversos países;  fue Jurado en  Concursos Literarios en Chile y el extranjero.

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Dra. Sofía Irene Cardona-Colom
Dra. Sofía Irene Cardona-Colom

Ironía y sensibilidad modernista: La gloria de don Ramiro de Enrique Larreta

Por Sofía Irene Cardona-Colom*

Muchos textos ahora clásicos han sido objeto de diversas lecturas a través de los tiempos, según la perspectiva ideológica que asuma el crítico-lector. Un ejemplo de este fenómeno es la lectura de La gloria de don Ramiro, modelo de la novela modernista. Examinada con detenimiento en el período próximo a su publicación, el estudio de esta novela quedó prácticamente abandonado por la crítica moderna. A los estudios que existen de la novela se les han impuesto preceptivas y convenciones del género de novela histórica, sin considerar que, como texto modernista, practica la experimentación formal y la parodia, tendencias que se explicarían aún mejor si se estudiara el discurso irónico de la novela -objetivo de este trabajo.
La gloria de don Ramiro satisface muchas de las expectativas tradicionales de un lector de 1908, y, sin embargo, altera, aunque tímidamente aún, la novela tradicional, especialmente en el estilo y mediante la alusión de textos literarios. Esta agresión a los marcos de referencia del lector convencional es precisamente la aportación más fructífera del modernismo a la novela del siglo XX. Sería entonces iluminador determinar cómo funcionan aquí los recursos de la ironía para lograr un mayor entendimiento de la supremacía de la actitud irónica en la novela moderna a partir del modernismo.
Si se entiende que «lo irónico» no sólo se encuentra en el juego lingüístico de decir lo no dicho sino que también alcanza niveles de incongruencias tales como los que se experimentan entre lo esperado y lo que finalmente acontece, lo que se dice y lo que se hace, lo que se narra y el cómo está narrado, entre otros muchos, se podría identificar todo un sistema de ironización en esta obra, constituído por una variedad de estrategias74. De hecho, el motivo persuasivo básico de la narración es la victimización irónica del protagonista, Ramiro. El planteamiento fundamental de la obra, de corte noventayochista, queda claro solamente cuando se descifra el discurso irónico.
Hay que establecer primeramente que la ironía en La gloria de don Ramiro se encuentra en el nivel de la anécdota principalmente y no a nivel estructural. El contraste entre lo que se sabe del origen de Ramiro y sus expectativas sociales lleva a una constante ironía de acción. El lector, informado del enigma vedado para el personaje, se ve obligado a leer un tono irónico cuando el narrador asume el discurso del personaje en aseveraciones como la siguiente: «¿Qué linaje en Castilla más claro y antiguo que el suyo? Su sangre era limpia como el diamante. Además, estaba destinado a recibir uno de los más opulentos mayorazgos de Segovia» (164). La presencia de una conciencia irónica a la caza burlona del protagonista permea toda la obra y el lector irremediablemente se convierte en cómplice de la victimización.
El discurso irónico de esta novela responde entonces a un programa tradicional. Las víctimas de la ironía en el texto son los personajes de la ficción -y, a través del desciframiento de la lectura, lo que los personajes defienden o representan. Al lector ideal se le requiere una participación no conflictiva, cómoda. La omisión de información es mínima; el narrador comparte con el lector todo el conocimiento que tiene sobre los personajes. No hay agresión al destinatario de este discurso ya que la ruptura de convenciones del género que se pueden identificar, participan de un código literario pre-existente. Sin embargo, la narración no se abstiene de jugar con las expectativas del lector, al menos en cuanto a citas literarias se refiere, y, sobre todo, con el desplazamiento temporal entre el mundo narrado y los contextos del lector del modernismo, como se demuestra a continuación.
La gloria de don Ramiro se debate en una paradoja fundamental: la convivencia del discurso ideológico del Siglo de Oro y la del lector modernista, distanciado de la visión de mundo que suponen algunos comentarios de los personajes y el narrador. Cuando el narrador en La gloria de don Ramiro comenta que los castellanos están «habituados a imaginar ante el más escueto horizonte todos los espejismos de la aventura» (176), destaca la distancia temporal desde donde se narra la historia. Igualmente, ante las quemas de la Inquisición dice que «hasta el símbolo de la sublime caridad tomaba en aquel paraje un aspecto repelente y cruel» (318), con lo cual deja al descubierto la diferencia ideológica del narrador y, por lo tanto, la de su lector ideal con el cual busca complicidad. Amado Alonso, de hecho, en su estudio sobre el modernismo en esta novela, también observa en el fragmento de Ramiro en el taller del espartero que «el heroico deslumbramiento con que Ramiro las contempla corresponde a nuestra visión esquematizada y lejana. La emoción incluye la perspectiva de hoy» (173). La distancia es temporal e ideológica, proponiendo por lo tanto, una audiencia del siglo XX, que es la audiencia real.
El contraste entre la ideología que sustentan algunos personajes y la de un lector del siglo XX, provoca que cada vez que la visión de mundo del español del siglo XVI quede en evidencia, surja un efecto irónico en el tono de la narración. Así sucede, por ejemplo, cuando la focalización del narrador es desde el canónigo Vargas Orozco: «No era el caso de discutir proposiciones, sino de extirpar de cuajo las bubas aquellas y cicatrizarlas para siempre con el fuego purificador. Nada de complacencias ni melindres. ¡Lo podrido a la hoguera y amén! (95); o desde su discípulo Ramiro: «¿Era posible que el sólo hecho de la ruina del patrimonio diera alientos a un villano como aquel para proponer, cara a cara, a un hombre de su estirpe, semejante comercio? ¡Venir a pedirle precio por los sagrados emblemas de su abolengo!» (264-65). Muchos de estos comentarios son completamente aceptables en un contexto del siglo XVI, pero ante el lector del siglo XX resultan anacrónicos, como el concepto de la «honra» o la insistencia en el exterminio del islamismo. La identificación e interpretación del juego que hace el narrador con la diferencia de narratarios es el centro de una nueva lectura de La gloria de don Ramiro.
El uso de este recurso en la narración se suma a intervenciones en la propia voz del personaje, y la variación en focalización dentro del discurso. Este procedimiento provoca la metódica victimización de algunos personajes y, por ende, de las ideologías que representan. El uso de esta técnica produce además el efecto de distanciamiento. Ramiro, por ejemplo, observa el mundo con ojos del pasado. El narrador lo expone al anacronismo, enajenando a su lector del personaje. Al asumir esta perspectiva el narrador destaca la inadecuación de las percepciones. El intento de verosimilitud pasa a un segundo plano y la distancia temporal entre enunciado y lectura se evidencia. La asunción de la perspectiva del pasado de parte del narrador, especialmente cuando la voz presenta un juicio o generalización acorde con la época, tiene el mismo efecto ironizante; sólo que esta vez la víctima es la ideología en sí. Por medio de la incongruencia del discurso del siglo XVI con el narratario del siglo XX y la utilización de otras contraposiciones irónicas, la narración va elaborando un proceso de desmitificación de la imagen tradicional de la España del Siglo de Oro y un comentario sobre la relación de la cultura hispánica con el islamismo y lo americano, resultando favorecidas las últimas en detrimento de la primera.
Los valores que se leen a través de algunos comentarios y generalizaciones del narrador, son apropiados para un escritor del siglo XX. Los juicios valorativos éticos y estéticos que funcionan en la obra como una mente organizadora del material narrativo se distancian de los valores de sus personajes; aquí reside parte del interés de la novela, ya que el lector es cómplice del distanciamiento y observa de forma objetiva la interpelación de los personajes.
La distancia histórica entre el tiempo del enunciado y de la enunciación sugiere la ironía de algunos comentarios del narrador; también es responsable del efecto irónico de la confluencia de elementos inadecuados en la narración que contribuye a la defamiliarización en el discurso. La ironía de destino del personaje, la paradójica situación del contrato narrativo y las contradicciones que traen de cola el pastiche modernista al que se acoge Larreta, coinciden con la emergencia de ironías verbales y situacionales que resultan en este sentido de «inadecuación» cuya consecuencia es el humor.
Inadecuados resultan a través del mismo procedimiento numerosos comentarios relacionados a la religiosidad exacerbada y supersticiosa de los personajes, como es el caso siguiente:
Uno de ellos, al regresar, tuvo que descargar el vientre, y habiendo hecho una cruz de dos astillas de roble, la clavó bien derecha en la inmundicia, y dejóla. Yo fui el primer cristiano, sin duda, que atinó a pasar por aquel sitio. Prendo a mi amada cruz en tal estado, corrí por ella, e hincándola entre la raíz de una encina, me puse a adoralla. Consérvola aún celosamente, por la injuria que sufrió, como si fuera hecha de huesos de un mártir de Roma.
No se puede obviar que se trata de un hombre adorando una cruz hundida en excrementos, inadecuación que, junto al entusiasmo expresado por el personaje, provoca un efecto irónico. El relato en voz directa del personaje pone en evidencia la distancia ideológica entre narración y lector, a quien se le exige complicidad.
La exageración, por otro lado, es uno de sus recursos, como en el siguiente ejemplo donde la credulidad del lector contemporáneo no puede sostenerse: «Sor Angela de la Encarnación era estrujada y abofeteada por Satanás a la vista de todas sus compañeras, y, últimamente, arrojada por él desde lo alto de la galería al jardincillo del convento, no recibió daño alguno» (186). El narrador presenta lo fantástico sin comentar sobre su inverosimilitud desde un punto de vista «realista mimético»:
En otros casos la ironía por inadecuación es mucho más velada; el narrador acude a estrategias más sofisticadas. Cuando Ramiro visita al canónigo Antonio en Toledo, por ejemplo, no se dice explícitamente que el cura estaba con una mujer (pecando de lo mismo que Ramiro acto seguido le confiesa) pero a lo largo de la secuencia se deja ver esto más claramente. Cuando Ramiro abre la puerta la mujer que está con el canónigo tiene la falda «hasta más allá de las ligas, destapada sus piernas macizas y cortas, que las medias de nácar ceñían tentadoramente», y contra puesto a esto, el narrador añade: «Colgado de la pared, admirable incensario de plata velaba el ambiente con nebuloso sahumerio. La dama se incorporó con un grito de espanto y Ramiro cerró de nuevo la puerta. Un rato después el Canónigo le mandaba decir con un paje que volviera pasado el toque de oraciones» (305-06). Erotismo y devoción se contraponen, en este caso sin reconciliación -no como en las sesiones amorosas con la mora Aixa donde la experiencia espiritual está ligada armónicamente al erotismo. Ramiro no se percata de la situación y regresa a confesarse y mientras cuenta toda su historia el canónigo de «semblante encendido... entrecerrando los ojos, arrimaba de tiempo en tiempo su pañizuelo a la canilla de un barrilillo de ámbar, colocado a su derecha, sobre un taburete de taracea» (306). Se presenta a Ramiro escuchando devotamente a este hombre de iglesia. El lector no puede obviar la incongruencia y menos cuando el narrador comenta que cuando Ramiro terminó su relato, aquel hombre de Iglesia, guiada sin duda por su aguzado instinto de confesor y comenzó a discurrir sobre las brujas o xorguinas, sobre la magia, los hechizos, las nóminas y otras supersticiones semejantes, que eran como la telaraña del Diablo, donde muchísimas almas iban a prenderse para la eternidad.

El narrador juega con frases como guiado sin duda por su aguzado instinto de confesor, para establecer la hipocresía del canónigo y la ingenuidad de Ramiro. No sólo son irónicos su destino y origen sino también su carácter y sus acciones son objetos de ironización a lo largo del relato en secuencias como ésta.

Por otro lado, la confluencia de estilos en la narración -que ha sido motivo de críticas negativas a la novela- propone una lectura híbrida y victimiza al lector que crea encontrarse ante una novela histórica en estado puro, como es el caso de críticos como Martín Aldao. Las situaciones irónicas en el discurso, sustentan el carácter artificioso y lúdico del discurso; se ponen al desnudo -como diría Linda Hutcheon (473)- los principios estructurales de la obra. En La gloria este fenómeno tiene su centro en el discurso del narrador y en específico en la fusión de estilos literarios y citas de la literatura clásica española. Si se acepta la presencia de un narratario del siglo XX, no solamente resultarán irónicos algunos comentarios y situaciones presentados desde la perspectiva de un personaje del siglo XVII; los pasajes de obvia alusión a obras clásicas de la literatura española como Don Quijote, y El lazarillo de Tormes constituirán un fenómeno de autorreflexión; tanto el autor como la audiencia real reconocen estas obras. Es además una forma de convocar la ambientación, por medio de la suma del transfondo literario del lector a la anécdota de la novela.
El uso de textos harto conocidos para el lector de 1908, y el manejo de convenciones literarias, anacrónicas, expone sin lugar a dudas lo artificioso de la narración. La exposición del engranaje discursivo contrasta con la voluntad de recrear de forma totalizante el momento histórico, intención que se lee en este discurso. Este doble juego de producir verosimilitud y apuntar constantemente al artificio del discurso coloca al lector en una posición paradójica. De hecho, el efecto de verosimilitud se logra precisamente a través de recursos que exponen el engranaje de la obra; como la cita de textos clásicos y la parodia de géneros consagrados, así como la autoliteraturización, de los personajes: Este proyecto resulta -al aceptarse el contrato de lectura- en una aceptación de la naturaleza paradójica del texto. Se crean las propias reglas de comunicación, se obvia la metaficción, y se legitimiza esta convivencia, creando de esta forma un nuevo discurso novelístico.
Aunque los casos de intertextualidad se puedan leer como homenajes, las citas toman otro cariz al considerar el lector real. Hay un constante espíritu lúdico permeando el «intentó arqueológico» de Larreta, un constante recordatorio de que se trata de una ficción. Esta paradoja -con las repercusiones irónicas del término- es uno de los rasgos caracterizadores de este contrato de lectura; la verosimilitud se riñe con los ecos de piezas conocidas por el lector del siglo XX que apuntan al carácter ficticio de la narración. Cabría por lo tanto aquí, abundar sobre la función de las citas literarias en el texto.
La intertextualidad en La gloria de don Ramiro ha sido leída por algunos críticos como plagio (Aldao 52). Amado Alonso, por otro lado, la lee como uno de los recursos del narrador para lograr verosimilitud: «Cuando estos escritores están describiendo el mundo de la realidad, su voluntad de estilo les hace acudir a recuerdos literarios o artísticos -refutados como procedimiento justo para destacar aquel aspecto que en la realidad descrita ven como valioso» (295). Dicho rasgo, según Amado Alonso, es propio de la perspectiva modernista: «el narrador del arte»: «Todo concurre a configurar un mundo ya transportado a los caracteres del arte, un mundo autónomo, dentro del cual las cosas valen más o menos según su función artística, 'desde el mirador del arte', como dijo Rodó de Rubén Darío» (296). Arte de segundo grado, la prosa modernista afama la autosuficiencia de la palabra que luego sostendrían narradores posteriores.
Este pastiche cumple una importante función en el proyecto de victimización. La literaturización de personajes y episodios es básicamente un medio para la ironización de personajes. Por «literaturización» se entiende un particular tipo de autoconciencia en el personaje que no sólo se percibe a sí mismo como protagonista de una historia sino que también examina y reacciona ante la realidad en un contexto literario. Así se ironiza a Vargas Orozco con sus discursos ciceronianos y a la bigotuda mujer del campanero, al equipararla a la sulamita del Cantar de los Cantares y atribuir motivación erótica a un texto religioso (contradiciendo la moral católica).
De hecho, la caracterización de Ramiro descansa en alusiones literarias, ya sea de parte del narrador o del personaje mismo. Estas citas literarias, la mayor parte de las veces, cargan además con una intencionalidad irónica. La aspiración esencial de Ramiro, por ejemplo, como la de Alonso Quijano, es hacer algo para que luego su nombre resuene: «Estaba dispuesto a errar sin descanso por el mundo hasta llevar a cabo alguna empresa que hiciera resonar su nombre entre las gentes» (262). La diferencia es que en el caso de don Ramiro no hay causa, ni Dulcinea ni ideal que le inspire el obrar. La Patria y la Religión surgen como motivaciones por momentos, pero siempre resultan desvirtuadas por los actos contradictorios de Ramiro. La intertextualidad tiene aquí un efecto ironizante. No sólo se presenta la ironía del texto original (en este caso, Don Quijote de la Mancha) sino que provoca la aparición de otra ironía, al relacionar ambas versiones. La comparación con don Quijote hace resaltar aún más la «bajeza» del personaje; la sensualidad y el orgullo, impulsos que revelan la supremacía del yo, hacen que las empresas de Ramiro se desvirtúen y se aborten.
Otra prueba del paralelismo que guarda Ramiro con Alonso Quijano, se encuentra al final de la historia: «el Caballero Trágico, como todos le llamábamos» (334); la posición privilegiada de la analogía indica su relevancia en la narración. Recibe, como don Quijote, el epíteto en reconocimiento de su marginación. Como el Caballero de la Triste Figura, Ramiro es un ser enajenado, debido a la incongruencia de sus expectativas con el contexto social. La diferencia es que en el caso del personaje de Cervantes, son sus valores los que entran en contradicción con el mundo real y en el caso del personaje de Larreta el no poseer valores definidos es lo que provoca su condena a la marginación. También, su sangre mora es un factor importante, pero en último caso, la oportunidad de reivindicación que se le concede, al empeñar su palabra de caballero a Aixa, la derrocha por carecer de juicio propio y dejarse llevar por la labia del canónigo Vargas Orozco.
Vale señalar además, como punto convergente con la novela de Cervantes, el alto grado de literaturización de Ramiro y su autoconciencia. Ramiro se ve a sí mismo como protagonista de sus aventuras y actúa siguiendo modelos literarios de distintos tipos. Ni siquiera el momento de entrega espiritual corresponde a un sentimiento vital auténtico sino a una imitación del arte. Ramiro, que, a pesar de su fracaso, paradójicamente consigue la protagonización de la novela de Enrique Larreta, busca constantemente en su trasfondo literario algún lugar de dónde asirse para enmarcar su acción «gloriosa»; Ramiro busca su espacio intertextual y, de paso, contamina con la proliferación de ecos de la tradición literaria el texto de La gloria de don Ramiro75.
En muchos de los casos de autoliteraturización se trata de un intento del narrador de caracterizar la fantasía de los personajes por medio de estos elementos que coinciden con sus lecturas. Numerosos son los casos, por ejemplo, del uso de este recurso en la figura de Vargas Orozco, cuyas catilinarias y referencias al viejo testamento contribuyen a su caracterización de canónigo guerrero e intransigente. Vargas Orozco es, de hecho, otro personaje-víctima en esta narración. Con este propósito el narrador también acude a los recursos de autoliteraturización, focalización variable y discurso indirecto, como en el caso de Ramiro.
La lectura errónea que ha hecho Miguel de Unamuno del personaje de Vargas Orozco ejemplifica la falta en que se puede caer al renunciar a la lectura de las ironías del texto. Unamuno comenta sobre este personaje que «la figura más profunda e intensamente grabada en la novela de Larreta, que no es precisamente la del protagonista -y esto sucede muy a menudo a los novelistas-, la figura de Vargas Orozco, el canónigo, está forjada con sentimientos religiosos» (31); sin embargo estos sentimientos religiosos se presentan en la figura de un personaje de poca beatitud. Con más exactitud, la figura de Vargas Orozco está forjada con sentimientos de soberbia, delirios de grandeza y, como Ramiro, conciencia de actuación. Es precisamente Vargas Orozco el que alimenta la soberbia de Ramiro. Habría que coincidir, sin embargo, con el juicio de Unamuno de que no siempre los protagonistas son «la figura más profunda e intensamente grabada», debido a que en Vargas Orozco se condensa mucho del esfuerzo narrativo. El narrador destaca a Vargas Orozco de los otros personajes mediante el espacio que ocupa su caracterización en la novela. Ya que el canónigo es motivo de nódulos relevantes para la historia, como el episodio del espionaje y el de Bracamonte, dicha caracterización es significativa y merece atención en el estudio de la ironía.
El canónigo, soberbio, ambicioso y hasta dandy, es a medias lo que Ramiro aspira a ser también: «Los demás canónigos le envidiaban, entre otras cosas, sus hermosos ademanes en el púlpito y aquella bizarría con que manejaba el manteo, aquellos sus divertidos estilos de arrebozarse con él y de derribarlo de súbito, a modo de capa soldadesca, como a quien va a desnudar varonilmente la espada» (92). Además de caballero temido, su ambición en la carrera eclesiástica es signo distintivo del personaje, así como Ramiro aspirará constantemente al reconocimiento. En la presentación que hace el narrador del canónigo, al comentar sus tentaciones, dice de su soberbia:
Ora le ensayaba sobre su cráneo de sacerdote la mitra demasiado estrecha o el capelo demasiado justo; ora la triple tiara pontificia, que parecía fabricada en un todo para su cabeza, única y sublime. Una aclamación de multitud universal estallaba a sus pies y sentíase flotar, excelso y rígido, sentado en un trono dorado.

El tono humorístico con que se señala la ambición de Vargas Orozco indica la actitud del narrador para con el personaje. El uso de los sombreros como «medida» de su cabeza (mitra: obispo, capelo: cardenal, tiara: papa) dramatiza su arrogancia. Por esto, cuando el narrador dice «y a pesar de aquellas duras ideas, Vargas Orozco era hombre de bondad profunda» (96), se desconfía del tono de esta aseveración, leyendo en ella un comentario irónico. La actitud del narrador hacia el personaje se revela en estas ironías. El narrador utiliza además un tono humorístico al describir al canónigo, como en el ejemplo siguiente donde lo presenta como un hombre de difícil controversia:

Tomaba la proposición del adversario, y en un dos por tres, con ultrajante sonrisa, se la hacía picadillo, bajo aquella arte cisoria de la dialéctica que él manejaba de asombrosa manera; pero si al dejar caer su conclusión el contrincante no se daba por vencido, tornábase al pronto injurioso y mordaz, el labio se le crispaba hacia fuera, los ojos se le hinchaban de cólera, y era sabido que aquella mano, que dejaba caer la bendición desde el altar había zamarreado del alzacuello a más de un eclesiástico.

Las cualidades de arrogancia y soberbia, y no la caridad y la humildad, son los rasgos caracterizadores de Vargas Orozco. ¿Cómo defender la posición de Unamuno al respecto de su figura «forjada en sentimientos religiosos?» El narrador se ocupa de sustentar esta caracterización mediante variados recursos; como Ramiro, Vargas Orozco, es un personaje con aspiraciones de fama y conciencia de actuación. Varias veces el canónigo actúa conscientemente ante un público determinado: «Dirigiéndose a personajes ilusorios, que él veía animarse, sin duda, en el teatro de su imaginativa, prosiguió...» (108); y fantasea, como Ramiro, en sus anhelos de gloria:

Dios queriendo, hijo mío, yo seré muy pronto promovido a obispo de Cartagena o de Orense, como lo asegura don Alonso. Lejos de la mentecatez y la envidia, no tardará mi nombre en correr por toda España. Mi saber saldrá de la cueva cabildera cual generoso vino olvidado, y encenderá, por doquier, el espíritu de los hombres. Se me pediría a cada ocasión mi dictamen desde la Corte, y el rey mesmo acabará por decir: «Esto piensa su señoría Vargas Orozco», y no habrá más que agregar.

La relación de correspondencia entre maestro y discípulo se establece mediante otros recursos como el uso de imágenes homólogas: se comenta, después del incidente de Ramiro con Aldonza en el campanario que «una vez fuera, caminó con nueva arrogancia. La brisa que llegaba por la calle de la y la Vida y la Muerte oreaba en su labio un dejo impuro y febril» (101); para más tarde decir de Vargas Orozco:

Su negra figura eclesiástica prestaba fúnebre aspecto a la solitaria plazuela, donde el anochecer parecía tamizar un polvo fosco de herrumbre. La corriente de aire que llegaba por la calle de la Vida y la Muerte agitaba su manteo. Enorme mitra ilusoria resplandeciente de amatistas y topacios, se encendía y se apagaba y volvía a encenderse a sus pies, sobre las losas oscuras.

El destacar el «soplo de la calle de la Vida y la Muerte», a la par de la sensación de triunfo y arrogancia, subraya la elaboración de este tema en ambos personajes. Luego, tanto Ramiro como Vargas Orozco, quedan en su mismo estado, sin experimentar mejoría alguna en su condición, sin cumplir sus respectivos deseos.

La figura de Vargas Orozco, como la de Ramiro, carece pues de sentimientos de autenticidad; en ninguna forma se trata de una figura «forjada de sentimientos religiosos». La religión es simplemente el espacio para las aspiraciones de gloria del canónigo. El tratamiento dual del tema de la inautenticidad coloca este punto a un nivel de mayor relevancia en el discurso de la novela. El tema de lo auténtico es el principal eje de la ironización del personaje Ramiro y del desarrollo del argumento de la novela. El poder, las representaciones y las estructuras, «pretensiones de autenticidad» según Henri Lefebvre (49), son refutadas a través de la ironía en la novela y, en particular, por medio del distanciamiento. Es este aspecto «moral» el que se destaca en la ironía situacional de ambos personajes.
La ironía en el destino del personaje Ramiro es el pivote sobre el que gira la anécdota. Gira, pues no se trata (estructuralmente) de otra cosa que la caída en espiral de un personaje que -ante las fuerzas vertiginosas que le atribuyen dinamismo- confunde sus estrepitosas caídas con un ascenso. La visión de este narrador también gira, regresa en el tiempo y aglutina imágenes, estilos, sensaciones, echando mano de cuanto pueda alcanzar. Ahí reside lo perturbador, «la química» de los estilos que explotan este texto proponiendo o asumiendo el lenguaje del modernismo.
La contribución de La gloria de don Ramiro a la trayectoria del discurso irónico en la novela hispánica reside en la asunción de tensiones a nivel del discurso narrativo que son índice de la sensibilidad modernista. Su discurso pretende no sólo transponer historia a ficción sino también percepciones sensoriales en la narración. Memoria literaria, arte pictórico y efectos sensoriales pretenden encontrar su traducción en el lenguaje. Este esfuerzo del modernismo trae consigo implícitamente la conciencia de la insuficiencia de la palabra y, contradictoriamente, el surgimiento de un nuevo sistema de codificación, de un nuevo discurso. Larreta representa esa «crisis» -en el sentido de lo crítico (en ambas acepciones del término) que conlleva el crecimiento- de la novela hispana de su época.
La gloria de don Ramiro fue leída por algunos críticos como un aventurerismo literario fundamentándose en los mismos elementos donde otros percibieron su valor estético. La aventura, sin embargo se limitó al nivel discursivo de la obra, ya que la anécdota central, la trayectoria de conocimiento de Ramiro, es un tema muy común en la novela del noventayocho español y más tarde en la novela existencialista, en la que incursionan otros escritores hispanoamericanos como José Eustasio Rivera (La vorágine), Alejo Carpentier (Los pasos perdidos) y Julio Cortázar (Rayuela). No puede evitar, sin embargo, su participación en el «aire de época»; en la obra de Larreta hay tesis, hay moralidad, pero no escapa del uso del lenguaje del modernismo:

Si a veces la expresión artística en su contexto social o político es un balbuceo, o el producto nebuloso dé una intuición genial, no por eso carecen tales observaciones de interés o significación. En la época modernista, como en otras de la historia literaria, el ambiente se revela en la obra del artista sin que éste se percate siempre de factores externos al proceso creador. Nadie se libra de su época; sentenció Martí sagazmente. (Schulman 74)
En la retórica lúdrica; de La gloria de don Ramiro se manifiesta, el «aire de su época»; gracias a estas aires se desenvuelve cómodamente la ironía del texto, dando un paso hacia el cambio en la sensibilidad literaria.

Este cambio se registra aquí precisamente en la fragilidad del texto. Todos los críticos coinciden en verle los pies de barro a este tour de force estilístico, especialmente gracias al Epílogo (donde además de interrumpir la secuencia de la historia y compendiar la narración, se reduce la extensión de los nódulos descriptivos). Sin embargo, en esa misma fragilidad subyace el germen dinámico, el planteamiento estético de una época, el movimiento; y la ironía es el principal instrumento para la postulación de la rica fragilidad del texto.

El tema de la ironía no se ventila aquí en un intento de aclarar la «clasificación» de La gloria de don Ramiro sino por tratarse de un texto fronterizo, un texto que participa de un momento donde aún se sacuden los cimientos de la sensibilidad artística finisecular. Una vez estremecida con el modernismo, la sensibilidad artística del siglo XX se caracterizará precisamente por un continuo devenir, por el cuestionamiento de los fundamentos mismos de la novela. La tan asiduamente llamada «crisis» de la novela no es otra cosa que esto, de ahí la importancia del estudio de la actitud irónica en el proceso.

OBRAS CITADAS

Aldao, Martín. El caso de 'La gloria de don Ramiro'. Buenos Aires: Atlas, 1943.

Alonso, Amado. Ensayo sobre la novela histórica. El modernismo en 'La gloria de don Ramiro'.

Buenos Aires: Universidad Nacional de Buenos Aires, 1942.

Berenguer Carisomo, Arturo. Los valores eternos en la obra de Enrique Larreta. Buenos Aires: Sopena, 1946.

Greenfield, Sumner. «Larreta, Valle-Inclán y el pastiche literario modernista». Nueva Revista de Filología Hispánica 32 (1983): 80-95.

Hutcheon, Linda. «Ironie et Parodie: Stratégie et Structure». Poétique 9 (Novembre 1978): 467-77.

Jansen, André. Enrique Larreta, novelista argentino. Madrid: Cultura Hispánica, 1967.

Larreta, Enrique. La gloria de don Ramiro. Buenos Aires: Editorial Kapelusz, 1972.

Lefebvre, Henri. Introducción a la modernidad. Madrid: Ed. Tecnos, S. A., 1971.

Schulman, Iván A. «Reflexiones en torno a la definición del modernismo» en El modernismo. Lily Litvak, editora. Madrid: Taurus Ediciones, S. A., 1981. 65-95.

Unamuno, Miguel de. Prólogo. La gloria de don Ramiro. Enrique Larreta. Madrid: Plenitud, 1958

             arribaseparador

*La doctora Sofía Irene Cardona-Colom, escritora puertorriqueña (San Juan, 1962), es catedrática de Literatura Española en el Departamento de Estudios Hispánicos de la Universidad de Puerto Rico. Publicó su poesía por primera vez en Aguinaldo (Boston, 1983), junto a los puertorriqueños Carlos Alberty, Servando Echeandía y Nora Dávila. Ha publicado poemas y breves textos narrativos en varias revistas de su país. Su libro La habitación oscura, en el que combina poemas derivados de sus primeros escritos con textos más recientes, será publicado por la Editorial Terranova (San Juan) en los próximos meses. Trabaja en una colección de relatos, N y las imaginadas, y colabora en el relevo de escritoras Fuera del quicio para el suplemento cultural En Rojo del periódico puertorriqueño Claridad.

 

Carmela Ricotti
Carmela Ricotti
IN MEMORIAN DE LA ESCRITORA CARMELA RICOTTI

    LAS ATENCIONES
    DE CARMELA

   De lo que me regaló Carmela
tengo
          una cartera
y un estuche para anteojos, también ‘hechizo’
por talabartero de San Antonio,
una caja de madera para medidas y pesas
de bronce
( con una única pesa, la de 500 gramos,
                         industria argentina. J.F.H. )
de las que se usaban en balanzas con dos platillos.
Mantengo un cofre de madera barnizada, ‘hechizo’
por carpintero tallista de El Carmen,
donde guardo lapiceras
y marcadores.
Guardo maderas petrificadas
del Sur, más allá de lo lejos.
Tengo fotos, muchas fotos
que saqué en casa
con mi invalorable Icarex
de fotómetro a mano.
Y por fin
              conmigo llevo el recuerdo de su amistad
durante el final de su duro amar la vida.

¡Ah
olvidaba el ángel que modeló Barbarita Cruz
y estampé en su libro
‘adiós’,
más una moneda de cinco pesos
del año 1876
de los Estados Unidos mexicanos
que tintinea en mi llavero.
Y también, el jazmín de arroz
predicando aromas con nuestra vieja glicina
bajo el encastrado de la parra.
junto al manzanito del peregrino ( ya árbol mozo )
atención, en un tarrito, que trajo Carmela.

El libro ‘adiós’ de 1996  (1)
fue como aquel anticipado ‘adiós’ tras las rejas
de su casa en El Carmen,
despidiéndonos con mano y cara triste, pálida ,
unos días antes de San Valentín, cuando los enamorados…
…presentí y comenté a mi mujer
que era la última vez que veía a Carmela.

Una semana después, Nina, su hija, me contó
la extraña lucidez de Carmela memorando toda su vida
hasta las cuatro de la mañana, cuando dispuso
“….. ahora me voy a dormir
porque me espera un día muy largo”…
..

Tal la discreción de Carmela
 para irse a descansar en su eternidad.

                                        N.G.                   nuevo doc

(1) Faja de Honor de la S.A.D.E. Edición “buenamontaña”,Jujuy


 

Griselda García Cuerva

DOS POEMAS DE GRISELDA GARCÍA CUERVA


               La magia de la noche

Mirando la hermosa luna
vacilo entre las nubes
y alimento mis fantasías
que se enredan en las estrellas.
La magia de la noche
se envuelve en mis sueños
y la belleza se dibuja
en el destello misterioso de la vida.
Mi alma despliega sus alas
y vuela por el universo
mientras un enorme lucero
le susurra tiernas palabras.
Me sumerjo en el silencio
y mis manos acarician una rosa
que acunada por la brisa
se mece en el florido jardín.
Mis ojos recorren el paisaje
y los colores de mi niñez
se encienden en los caminos
que salpican la magia de la noche.

 


         Primavera en la plaza

La primavera da vueltas
por la hermosa plaza
y deja sus huellas
jugando en los caminos.
Los niños se hamacan
elevándose en el aire
como bellos pájaros coloridos
con sus alas brillantes.
Las niñas hacen una ronda
y tomadas de la mano
comparten la magia de su infancia
envolviendo de risas la vida.
Los cálidos rayos del sol
iluminan el rostro de un abuelo
que sentado en un banco
trata de nutrir su espíritu.
La belleza agita sus manos
y la primavera da vueltas
deambulando entre los sueños
que florecen en la plaza.

arriba

Cuentos de Nuevos Aires y Buena York
Tapa del libro
“Cuentos de Nuevos Aires y Buena York”

“Cuentos de Nuevos Aires y Buena York,”

 

 

Por Mariela Dabbah*, publicado por Editorial Metafrasta, distribuído por
                                                 Editorial Tusquets.


Dieciséis historias donde la realidad y la ficción se entretejen de manera inusual como en el cuento “El Reloj” donde un reloj sin manecillas marca el tiempo personal del personaje, o “Hubris” donde un arquitecto es vencido por una fuerza que lo excede y que termina produciendo un edificio impensable. Estos cuentos narran historias de seres que viven entre Nueva York y Buenos Aires, pero también entre otras realidades menos geográficas y más internas.

Comentarios:
“Buenos Aires y Nueva York (…) son menos un espacio privilegiado que un telón de fondo utilizado por la autora para introducir el género fantástico. Las diferentes historias tienen en común la disolución de la realidad en lo onírico. Así se suceden el insomnio como una expansión sobrenatural de los sentidos, el secuestro de un verbo del diccionario que impide a la gente expresar un sentimiento en palabras o el diseño de un reloj poco tradicional con el que se desafían las rutinarias veinticuatro horas.” Ezequiel Yanco, Revista Veintitrés.

“Sus cuentos tienen algo de los de Cortázar que escribía en París con lenguaje porteño.” Máximo Soto, Ambito Financiero.

"Tengo una deuda pendiente con la escritora Mariela Dabbah. Leí su libro de cuentos y es mi obligación con ella y los oyentes recomendarlo. Disfruté mucho con su lectura. A través de elementos fantásticos que hacen suponer su afición a Borges, es capaz de tocar y tocarnos con grandes temas como el paso del tiempo, su manejo personal, los sueños, la creación , la locura y también la muerte. Un libro para sentir, disfrutar y reflexionar." Dra. Graciela Moreschi, Radio Continental.

Para leer un cuento pueden visitar mi website:
www.mariela.dabbah.com

Pueden ordenarlo por: www.amazon.com; www.lectorum.com; www.tematika.com

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*Mariela Dabbah recibió su Licenciatura en Letras de la Universidad de Buenos Aires y vive en Nueva York desde 1988. Fue la dueña de Flame Co., una distribuidora de libros educativos, donde desarrolló manuales y materiales de entrenamiento para maestros y padres. Desde el año 2000 dirige Consultare, que ofrece programas educativos y de desarrollo de español para empresas y agencias sin fines de lucro.

Mariela es la autora de  Cómo conseguir trabajo en los Estados Unidos, guía para latinos  y Ayude a su hijo a tener éxito en la escuela, guía para padres latinos, ambos publicados por Sourcebooks.

Como resultado de la publicación de este libro, fue entrevistada en “Despierta América” de Univisión; “Cada día con María Antonieta” de Telemundo; “Directo desde Estados Unidos” y “En Efectivo” de CNN en Español; “All things considered” de NPR; “Tu dinero con Julie Stav” Radio Univisión; “Exclusiva” de ABC News, y numerosos programas de televisión en New York, Chicago y Miami. También fue entrevistada por diarios como “La opinión” de Los Angeles, “Al día” de Houston, “Hoy”de Chicago; “Hora Hispana” (Daily News) de New York, etc. y por radios en todo el país.

 

Desde edad temprana, escribe ficción y en el 2005, Editorial Metafrasta publicó su libro Cuentos de Nuevos Aires y Buena York en Argentina. Acaba de terminar una novela y otro libro de cuentos que están en proceso de publicación. La autora escribe en inglés y en español.

Para leer algunas de las entrevistas o para mayor información, visite su website:
www.marieladabbah.com

 

 

Gladys Ovadilla

 Imagen

 

Por Gladys Ovadilla

El  sol  apareció  en el horizonte, iluminando  el  estanque,
que  se  despertaba  soñoliento. Los  rayos  iluminaban  el agua;
los  animales, en  fila  india, se  le arrimaban para beber  sin  apuro.

Los árboles  movían  sus  ramas   y  sus  hojas  garabateaban  el  espacio, protestando por  la  agresión del  enérgico vendaval  de  ese  día.

Los  pájaros,  salidos  como  de un mapamundi,  alborotaban el  cuadro , con sus cantos  y barullos. Volaban  de  rama  en rama  modulando  su  alegría.

Miré  nuevamente  desde  atrás  del   alambrado,  el  amanecer  brillante  de  una pintoresca  chacra,   bella  y  divertida. Todo se veía  lindo   y  extravagante, con  el astro  dorado  inundando  el  lugar.  Por  momentos  parecían  fantasmitas  arrolladores  del  espectacular  día que bailoteaban ante mis  ojos.

Miré nuevamente antes de partir  y vi aparecer tu figura de  entre las   flores. Te  desperezaste como una marioneta alegre.

Tu juventud se  confundió  con  el  universo. Presa  ya de la naturaleza y empapada de  rocío, adsorbiste todo el aire y el sol refrescando  tu  imagen, que quedo perpetuada en mi memoria.

El mundo fue diferente cuando  al  abrir tus  inmensos  ojos  realizaste el  milagro y  todo  se  volvió  maravilla

.

 
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